11 juin 2008
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Politique
Au Japon, la Chambre haute, dominée par l'opposition, a adopté mercredi en session plénière une motion de censure contre le premier ministre Yasuo Fukuda.
C'est la première fois qu'une telle motion sanctionne un premier ministre en exercice sous la Constitution actuelle. Elle n'est pas légalement contraignante, mais constitue néanmoins un revers pour l'administration en place. Les partis de l'opposition pourraient en effet refuser l'entrée de la Chambre haute au premier ministre et aux membres de son Cabinet, et bloquer les délibérations.
La motion de censure a été approuvée par la première formation d'opposition, le Parti démocrate, avec le soutien de deux plus petits partis d'opposition. Il est reproché au chef du gouvernement d'avoir refusé d'annuler un système impopulaire d'assurance médicale pour les personnes âgées, entré en vigueur en avril dernier.
Le premier ministre n'a pas l'intention de dissoudre la Chambre basse, ni d'appeler à des élections anticipées. Il n'envisage pas non plus de démission en bloc de son administration, cette motion de censure n'ayant pas d'effet contraignant. Le bloc majoritaire a prévu de contrer la motion en faisant adopter par la Chambre basse une motion de confiance dans le cabinet Fukuda. (NHK)
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